Retour de soirée ...

Sources: http://www.preventionroutiere.asso.fr/

Événement à fêter, intégration, besoin de décompresser… En général, les occasions de boire de l’alcool ne manquent pas ! On se dit même qu’on encaisse plutôt bien, qu’après tout, c’est la fête… et on a vite fait d’oublier qu’il existe un certain nombre derisques liés aux excès de consommation d’alcool ou de cannabis. Au premier rang desquels, les accidents de la route.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de fatalité et qu’il existe des solutions simples pour éviter que vos soirées ne tournent au drame.
Mais avec un temps d’élimination d’au moins 1 à 2 heures par verre d’alcool absorbé (dose-bar standard), mieux vaut anticiper !

Alcool, cannabis et conduite = danger !

Est-il utile de rappeler que l’alcool diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue ? Il perturbe aussi la vision, l’estimation des distances et provoque un allongement du temps de réaction. On ne s’en rend pas compte quand on a bu, mais ces troubles commencent à apparaître dès le premier verre ! De plus, l’effet désinhibiteur de l’alcool peut pousser à prendre des risques que l’on ne prendrait pas en temps normal (vitesse, dépassement). 

Le risque d’accident mortel augmente très rapidement en fonction du taux d’alcool dans le sang : dès 0,5 g d’alcool/l de sang, vous multipliez le risque par 2, puis par 10 à 0,8 g/l et par 35 avec 1,2 g/l, etc.  

Si vous buvez de l’alcool et consommez du cannabis, vous multipliez par 14 le risque de vous tuer sur la route !

Il n’existe aucun « truc » permettant d’accélérer l’élimination de l’alcool. Seul le temps peut agir. L'alcoolémie atteint son maximum une heure après l'absorption du dernier verre et il diminue ensuite en moyenne de 0,15 g/l par heure. A poids égal et à quantité d’alcool consommé égal, l’alcoolémie est un petit peu plus élevée chez les femmes.

Pas de solution miracle ! Café salé, cuillerée d'huile, bonbon à la menthe : aucun "remède de grand-mère" ne permet d'éliminer l'alcool plus rapidement !

Attention, une nuit de sommeil peut ne pas suffire pour éliminer la totalité de l’alcool.Ex : une alcoolémie de 1,5 g/l dans le sang à trois heures du matin est encore de 0,6 g/l le lendemain à 9h.

Halte aux idées reçues !

« J'ai l'habitude de boire/fumer, ça ne me fait plus d'effet »

Lorsque l’on fume, on recherche certains effets. Si les effets diminuent avec l’usage, le consommateur augmentera la quantité absorbée pour retrouver les mêmes effets. C’est la logique du produit. De plus, même avec une  faible alcoolémie, le conducteur prend des risques qu’il n’aurait pas pris en temps normal. Son temps de réaction est plus long et sa vision moins nette.

« Je connais un truc pour faire baisser mon alcoolémie »

Il n’existe aucun "truc" permettant d’accélérer l’élimination de l’alcool. Seul le temps peut agir.

L'alcoolémie atteint son maximum une heure après l'absorption du dernier  verre et il diminue ensuite en moyenne de 0,15 g/l par heure (à 0,75  g/l, il faudra cinq heures pour revenir à 0). Sachez que, chez les  femmes, l'alcoolémie monte plus rapidement et descend plus lentement que chez les hommes. Rappelons que lors d’une consommation importante, une  nuit de sommeil peut ne pas suffire pour éliminer la totalité de  l’alcool. Ex : une alcoolémie de 1,5 g/l dans le sang à trois heure du  matin est encore de 0,6 g/l le lendemain à 9h.

« Les garçons tiennent mieux l’alcool que les filles »

Le sexe n'a rien à voir là-dedans... mais la corpulence, oui !

une alcoolémie un peu plus élevée que chez les hommes. Cela est lié en partie au volume d’eau un peu plus important chez les hommes que chez les femmes. Mais le sexe a une influence assez faible au regard des autres paramètres qui entrent en ligne de compte dans l’alcoolémie : poids, masse de graisse, vitesse d’absorption de l’alcool au niveau de l’estomac… De ce fait, un garçon peut très bien avoir une alcoolémie supérieure à une fille, alors même qu’il a consommé une quantité d’alcool identique. Lorsque l’on est un garçon et que l’on pense :"les  garçons tiennent mieux que les filles", c’est sans doute l’expression d’une représentation "virile" du consommateur d’alcool. Or, les accidents mortels avec alcool impliquent surtout les conducteurs hommes : 17 hommes pour 1 femme, statistique qui semble paradoxale au regard du préjugé. Enfin, "bien tenir l’alcool" doit mettre en alerte : cela révèle une habitude de consommation qui peut rapidement devenir problématique. 

« Le cannabis n’a pas d’influence sur ma  conduite. Au pire, je roule “pépère” et je suis moins dangereux. Au pire je risque un accrochage »

Sous influence du cannabis, le temps de réaction augmente, le contrôle de la trajectoire est plus difficile, la coordination des gestes est moins bonne. En cas d’urgence, vous aurez du mal à réagir rapidement et correctement. Sous influence de cannabis, vous avez 2 fois plus de risques d’être responsable d’un accident mortel.

« Quand j’ai bu, je sais que je dois arrêter de conduire lorsque je n’arrive plus à mettre ma clé dans le contact !  Je connais mes limites... »

Dès le premier verre d’alcool, les capacités sont réduites. Quand on en est à ne plus pouvoir mettre les clefs dans le contact, on n’est plus en état de conduire depuis longtemps. De plus ce stade d’alcoolisation, on n’est plus capable de juger de son propre état. On a tendance à prendre des risques que l’on n’aurait pas pris en temps normal. 

« J’ai bu (ou  fumé), mais je ne vais pas loin, ce n’est pas grave »

73% des accidents ont lieu à proximité du domicile. C’est naturellement parce que l’on circule le plus souvent à proximité de son domicile mais aussi parce que, lorsqu’une zone est connue, l’attention a tendance à se  relâcher. Sur les trajets habituels, on dit alors du conducteur qu’il  est en pilotage automatique. Les situations de conduite (feux, intersections, changements de direction, etc.) sont abordées sans vigilance soutenue. Dans ce cas de figure, le conducteur aura besoin de beaucoup plus de temps pour réagir face à un imprévu. Et si le conducteur est sous l’emprise de l’alcool ou du cannabis, il peut alors ne pas réagir du tout.  

« Ok, le cannabis (ou  l’alcool) peut être dangereux au volant, alors moi je prends mon vélo/mon scooter »

Les effets de l’alcool ou du cannabis sont indépendants du mode de transport que l’on utilise. Que l’on soit cycliste, scootériste ou même piéton, le risque d’accident est élevé. En 2010, les conducteurs de cyclo impliqués un accident mortel circulaient  dans 33.3% des cas avec une alcoolémie positive.

Plus d'infos et vidéos ...


Organisez vos retours de soirée

Avant de sortir

  • Décidez avec qui et comment vous rendre à votre soirée et surtout comment en revenir : voiture, transports en commun, taxis…
  • Si c’est en voiture, désignez un « capitaine de soirée », c'est-à-dire un conducteur qui ne boira pas d’alcool.
  • S’il n’y a pas de conducteur et que vous prévoyez de fumer ou boire de l’alcool, optez pour les transports en commun ou un taxi (n’oubliez pas vos sous) ou de dormir sur place si c’est possible. Mais attention, une nuit de sommeil peut ne pas suffire pour éliminer la totalité de l’alcool (ex : une alcoolémie de 1,5 g/l dans le sang à minuit est encore de 0,6 g/l le lendemain à 9h).

Pendant la soirée

  • Si vous conduisez, c’est simple : NI ALCOOL, NI DROGUE (oui, oui le petit joint en fait partie) !
  • Si vous êtes passager, veillez à ce que le conducteur en fasse autant (ce qui suppose de ne pas avoir trop bu soi-même !).

Au moment de repartir

  • En cas de doute, soufflez dans un éthylotest
  • Si le résultat de l’éthylotest est positif (taux légal d’alcool dans le sang dépassé), plusieurs solutions :
    - se faire raccompagner par un conducteur sobre,
    - prendre un taxi ou les transports en commun, quitte à aller rechercher votre voiture restée sur place le lendemain ;
    - appeler un ami, un frère, un parent pour qu’il vienne exceptionnellement vous chercher (si vous lui dites que ça vous éviterait de vous tuer sur la route, ça peut marcher).
    - dormir sur place ou retarder votre retour en attendant que votre taux d’alcoolémie soit inférieur à 0,5 g/l. Mais, attention à la fatigue qui s’ensuit : ce n’est pas la solution idéale.

Passager, passagère, ouvrez-la !

Ce n’est pas parce que le conducteur est un ami, qu’on doit accepter de monter avec lui s’il conduit dangereusement ou s’il a bu. Même sans avoir le permis, vous avez votre mot à dire ! N’hésitez pas non plus à l’empêcher de prendre le volant s’il a trop bu, pensez aux éventuelles conséquences…
Par contre, en tant que passager, vous avez aussi des devoirs : ne pas déconcentrer le conducteur par son attitude ou ses commentaires, attacher sa ceinture, etc

Et si la petite soirée se passe à la maison, en tant qu’hôte, pensez à acheter des éthylotests permettant à vos invités de se tester au moment des départs. Pensez également à proposer des softs tout au long de la soirée et à proposer de les héberger (même un petit bout de votre canapé fera l’affaire !).

Si l’un de vos amis tient à repartir avec sa voiture ou son scooter alors qu’il a trop bu: retenez-le par tous les moyens (jouer sur la corde sensible, sur la peur du gendarme, confisquer les clés de son véhicule…).

Avant de prendre le volant, l’éthylotest ou « ballon », peut vous permettre de vous auto-évaluer en cas de doute. Ce test, à usage unique, indique si l'alcoolémie est positive, c’est-à-dire supérieure ou égale à 0,25 ml par litre d'air expiré (équivalent à 0,5 g par litre de sang). Moyen de prévention indispensable, ce test d'alcoolémie doit faire partie de votre vie festive, au même titre que le préservatif !

Deux points importants à vérifier : sa date de péremption et sa certification (norme NF indiquée sur l’emballage).

Attention : pour bien faire le test, vous devez attendre au moins 15 mn après la dernière boisson alcoolisée consommée.

Où s’en procurer ? Vous en trouverez en pharmacie ou dans les grandes surfaces.

Les autres risques

En général, vous n’aimez pas qu’on vous le répète, mais c’est un fait : c’est entre 18 et 24 ans qu’on se tue le plus sur la route. Si la consommation d’alcool et de drogues constitue l’une des principales causes d’accidents, elle n’est pas la seule. Votre rythme de vie souvent trépidant (soirées, mobilité géographique, courtes nuits du week-end, etc.) et votre expérience récente de la conduite, vous rendent plus vulnérables, que ce soit en voiture ou en deux-roues.

Soyez donc particulièrement vigilant à vos consommations, mais respectez aussi les autres « commandements» d’une bonne conduite de la conduite (vitesse, état de fatigue, usage du téléphone au volant). En effet, 90% des accidents ont pour origine des erreurs humaines.

 

Ma vitesse j’adapterai…

La vitesse intervient dans 1 accident mortel sur 4. Sachez que plus vous roulez viteplus votre champs de vision diminue (il passe de 100° à 40 km/h à 30° à 130 km/h) etmoins vous laissez de chance de survie aux personnes accidentées (vous, vos passagers, la personne que vous renversez ou heurtez).

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Champs visuel 

Contre la fatigue je ne lutterai pas…  

Ne sous-estimez pas le danger de la fatigue au volant. Saviez-vous qu’au-delà de 17 heures de veille active, vos réflexes diminuent autant que si vous aviez un taux d’alcool de 0,5 g/l dans le sang ! Redoublez donc de vigilance en retour de soirée etn’hésitez pas à faire une pause dès les premiers signes de fatigue (raideurs de la nuque et des épaules, douleur dans le dos, bâillement, yeux qui piquent…). Même si vous avez hâte d’arriver, ne luttez pas contre votre fatigue, elle sera plus forte, alors ne risquez pas de finir dans le décor !   

Ma ceinture toujours je porterai…

Lors d’une collision à 50 km/h, ne pas s’attacher revient à subir un choc équivalent à une chute du 3ème étage d’un immeuble. Un passager arrière non ceinturé se transforme alors en projectile de 2,5 tonnes… ce qui laisse autant dire peu de chance de survie aux passagers avant. Un mot d’ordre donc : on s’attache en toutes circonstances et on s’assure que tous les passagers à l’avant comme à l’arrière en font autant, il en va de la vie de tous !

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Ceintures de sécurité 

Sur messagerie vocale mon téléphone je laisserai…

En téléphonant tout en conduisant, vous avez 5 fois plus de risque d’avoir un accident et ce, même si vous utilisez une oreillette ou un kit main libre. N’avez-vous jamais remarqué que lorsque vous téléphonez en conduisant, vous vous focalisez sur le devant de la route, vous regardez moins souvent dans vos rétro et vous tenez moins compte des éléments qui vous entourent ? Normal… vous n’avez qu’un cerveau ! L’attention portée à votre conversation est autant d’attention en moins pour votre conduite. Reconnaissez aussi qu’en général, vos appels peuvent attendre. Vous écouterez vos messages plus tard ! C’est d’ailleurs ce que vous faites quand vous êtes en cours ou au boulot.  

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Téléphone mobile 

De ma santé je me préoccuperai…

On n’y pense pas toujours, mais vérifier sa vue régulièrement est essentiel, d’autant plus quand on sait qu’un automobiliste sur trois voit mal et l’ignore (non, non, on ne parle pas que des personnes âgées !).
Enfin, si vous prenez des médicaments, regardez le pictogramme sur l’emballage pour s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indication avec la conduite, et ce, qu’il s’agisse d’un sirop pour la toux, d’un antihistaminique ou d’un sédatif.

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